Tainted Hearts [t.2] – Jenn Guerrieri

Romance

« Aucune échappatoire n’est à prévoir dans ma course folle, mon sort est déjà scellé. Je vais me briser. Il va me briser. J’ai le pressentiment que si je m’éloigne de lui, mon cœur va en payer les frais, mais j’ai aussi cette prémonition que si je ne préserve pas une bonne distance de sécurité avec lui… Chester Hanson va me réduire en cendres. Dans les deux cas, je suis foutue. »

(-Tainted Hearts t.2, Jenn Guerrieri).

Hi !

Aujourd’hui, je viens vous parler du tome 2 de Tainted Hearts, de Jenn Guerrieri, dont la trilogie est en cours de publication aux éditions Plumes du Web. Si le premier opus était déjà un coup de cœur, je dois bien admettre que ce tome 2 le dépasse largement.

Tout est au rendez-vous : haine, passion, désir… Entre les moments sous tension et les rebondissements, Chester et Ally n’ont pas fini de vous faire trembler.

Le grand atout de cette saga est indéniablement ces personnages torturés aux cicatrices profondes. Certaines plaies ne sont même pas encore refermées, qu’elles sont déjà réouvertes pour faire saigner un peu plus. Dans ce tome, les secrets d’Ally sont enfin révélés, même si on les pressentait, et une partie de ceux de Chester se dévoile.

Par ce biais, la relation entre les deux personnages évolue et c’est sûrement ce qui fait ma préférence entre les deux volumes. Un lien se crée entre eux : Ally, qui s’évertue à avancer pour ne plus sombrer, est prête à tout pour guérir, quitte à s’abandonner à Chester ; et à travers elle, ce dernier entrevoit enfin cette lumière qui avait disparue, entièrement remplacée par ses ténèbres.

Mais si tout était si simple, ce ne serait pas Chester et Ally…

J’ai tout aimé de ce roman : les personnages, leur relation, la plume de Jenn toujours si incroyablement belle et fluide, les scènes qui sont décrites. Vraiment, ne commencez ce roman que si vous avez du temps devant vous, car une fois les premières pages tournées, vous ne pourrez plus le lâcher ! La touche d’humour qui dédramatise certaines situations est un véritable régal. Pour cela, au-delà de notre couple rocambolesque, nous pouvons remercier les personnages secondaires.

Celui qui m’intrigue le plus est évidemment Alden depuis que Jenn a annoncé Faded Rose, l’un de ses nouveaux projets. Alden et Carla… J’ai hâte de lire ça ! Pour le moment, mes personnages secondaires préférés sont Joy et Yann, je les trouve beaucoup trop mignons ensemble. J’ai eu l’impression que dans cette version éditée, l’auteure avait plus travaillée la relation entre Matt et Julian, ou alors j’accroche plus que sur Wattpad (c’est tout à fait possible). En tout cas, ils donnent sincèrement envie de voir leur relation évoluer vers une romance belle et sexy.

Si j’ai tout aimé dans ce roman, je dois dire que j’ai été plutôt surprise de la fin. Je m’attendais à ce que l’histoire s’arrête après qu’Ally apprenne LE grand secret que lui cache Chester depuis la fin du tome 1, mais nah. Je pense qu’on perd un peu de l’effet dramatique, mais dans un sens c’est moins frustrant d’attendre la sortie du tome 3 ainsi.

Le dernier élément dont j’aimerais vous parler est le double point de vue. En général, j’adore lorsque l’auteur alterne très régulièrement entre les deux personnages, ou alors je préfère qu’elle ne le fasse pas : c’est tout ou rien. Or, dans Tainted Hearts, nous avons quelques passages racontés par Chester, et le reste de l’histoire par Ally. Pourtant, j’ai trouvé que c’était très bien fait : en intégrant ces points de vue de Chester, Jenn apporte des informations importantes sur son passé, son mode de pensée, justifient ses réactions aussi. Et parfois, on a juste envie de prendre Ally et de lui hurler « mets-toi un peu dans sa tête avant de le juger ». J’aurais adoré plus de passages vus par Chester, mais la manière dont est écrite l’histoire est très bien telle quelle.

Voilà, c’est donc un sans-faute pour Tainted Hearts, mon hate-to-love par excellence. Si vous l’avez lu, n’hésitez pas à laisser un commentaire. Ou s’il vous fait envie, à me poser des questions.

Cha ! 😉

ACOTAR t.1 : Un palais d’épines et de roses – Sarah J. Maas

Fantasy

« C’était merveille de voir son archet danser sur les cordes. Ses doigts étaient longs, solides et vigoureux, sans la moindre trace de ces griffes que j’avais cessé de redouter…

Dansez, Feyre, chuchota-t-il.

Et je dansai. » (-Un palais d’épines et de roses, Sarah J. Maas)

Coucou tout le monde !

Après deux mois de pause, et enfin ressourcée, je reviens pour de bon avec une chronique plus qu’attendue : celle du premier tome de la célèbre saga de fantasy young adult, ACOTAR. Publié chez La Martinière Jeunesse, Un palais d’épines et de roses est un coup de cœur pour grand nombre de bookstagrammeurs et de libraires. Alors qu’en est-il pour moi ? Est-ce que Sarah J. Maas a su me conquérir avec cette réécriture de la Belle et la Bête ?

En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l’irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels. Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n’a rien d’un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse. Et quel est ce mal qui ronge le royaume et risque de s’étendre à celui des mortels ? À l’évidence, Feyre n’est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d’origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ? Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix.

On ne va pas se mentir, le résumé a tout pour plaire : de la fantasy, de l’amour, des secrets… Le trio gagnant ! Eh bien, pour moi aussi, le premier tome de cette saga fut une bonne découverte et une lecture que j’ai hâte de pouvoir continuer, quoique pas un coup de cœur intersidéral comme ça l’a été pour beaucoup. Le problème d’ACOTAR, c’est que pendant un temps, et même encore maintenant, tout le monde en a parlé. Trop parlé… C’est la raison pour laquelle j’ai craqué en l’achetant, mais aussi celle pour laquelle j’ai mis tant de temps avant de commencer : la peur d’être déçue.

Résultat des courses, une fois un peu de distance prise, Un palais d’épines et de roses a su m’emmener avec Feyre au cœur de Prythian, pour le meilleur et pour le pire.

Les personnages de Feyre et de Nesta sont ceux m’ont le plus touchée : imparfaits mais profonds. Les premiers chapitres insistent fortement sur le climat de pauvreté de leur quotidien et j’ai trouvé ça très intéressant. Évidemment, ai-je envie de dire, j’ai aussi vivement apprécié Lucien et Rhysand.

Aaaah Rhysand ! Il est LE personnage typique des fantasy young adult, un chouilla cliché sur les bords, mais de ce genre de stéréotypes dont on raffole ! Mystérieux, il m’a donné à lui seul très envie de dévorer les pages du tome 2 (que je n’ai malheureusement pas en ma possession…), le pacte conclu (je ne vous en dirais pas plus !) avec Feyre laissant présager une suite particulièrement addictive. Contrairement à de nombreux avis rencontrés sur Bookstagram, j’ai pas mal accroché avec Tamlin, surtout dans la première moitié du roman. Je ne vois pas pourquoi les gens le détestent à ce point : parce qu’ils préfèrent Rhysand peut-être ?

Au-delà des personnages, c’est tout un univers qui s’ouvre à nous dans ce tome, et croyez-moi sur paroles (ou mieux, découvrez par vous-même !), il est suffisamment bien décrit pour qu’on ait l’impression de voir les paysages et détails à travers des les yeux de Feyre. Une vraie merveille pour l’imagination !

Ce n’est donc pas un coup de cœur mais une lecture que je recommande 100% aux accros des fantasy young adult !

N’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me partager vos impressions sur ce tome (ou même sur la saga entière), si vous l’avez lu. Ou bien à me dire s’il vous fait envie.

Je vous fais des bisous,

Cha ! 😉

Ma PAL pour le Summer Bookish Cocktails – Cha

Divers

Hi everyone !

En ce premier jour de juillet, je viens vous présenter ma PAL pour le Summer Bookish Cocktails, organisé par @le_monde_de_sapotille et @hollischenbooks. C’est un challenge pour l’été, qui commence ce 1er juillet et se termine le 31 août. Pour ma part, j’ai déjà décidé que je ne ferais pas tous les menus cocktails (ça ferait trop de livres à lire, surtout que vous allez le découvrir, plusieurs livres de cette liste sont de vraies pavasses). J’ai choisi d’essayer d’en réaliser 4, avec tous les ingrédients. J’ai encore un trou dans ma PAL, mais de toute façon, on verra bien courant l’été. 😉

N’hésitez pas à me dire si vous en avez lu certains et si vous aussi vous comptez participer !

Je vous fais des bisous,

Cha !

BLOODY MARY

  • Vodka : Commencer une nouvelle saga : Fallen Academy t.1, Leia Stone.
  • Jus de Tomate : Lire un livre avec des créatures fantastiques : Blue Belle t.2, Océane Ghanem.
  • Worcestershire sauce : Lire un livre avec un titre anglais : Tainted Hearts t.2, Jenn Guerrieri.
  • Tabasco : Lire un livre choisi au pif dans ta PAL : La Passe-miroir t.2, Christelle Dabos.
  • Sel : Lire un livre d’un genre dont tu n’as pas l’habitude : Dune, Frank Herbert.
  • Poivre (bonus) : lire une romance hot ou une Dark romance : L’Âme bleue, Océane Ghanem.

MIMOSA

  • Champagne : Lire un livre qui se déroule en France : ?
  • Orange : Lire un livre avec du orange sur la couverture : Coïncidences, Julie Bradfer.
  • Triple sec : Lire le dernier tome d’une saga : Blue Belle t.3, Océane Ghanem.

MOJITO

  • Rhum Blanc : Lire un livre d’un auteur que tu n’as jamais lu : Nos âmes perdues, Ellen Stuart.
  • Sucre de Canne : Lire une romance sucrée : La vie rêvée des chaussettes orphelines, Marie Vareille.
  • Menthe : Lire un livre avec du vert sur la couverture : La Passe-miroir t.3, Christelle Dabos.
  • Citron : Lire un livre de plus de 400 pages : The Mortal Instruments t.2, Cassandra Clare.
  • Eau Gazeuse : Lire un livre qui se déroule dans le passé : Sans parler du chien, Connie Willis.

LISA SIMPSON

  • Eau Gazeuse : Lire un livre recommandé par l’une des organisatrices : The Mortal Instruments t.1, Cassandra Clare.
  • Grenadine : Lire un livre jeunesse : La quête d’Ewilan t.1, Pierre Bottero.
  • Coca-Cola : Lire un livre à la couverture sombre : Vita Nostra, Marina et Sergueï Diatchenko.

Standing Ovation – Lyn Amelia Lewis | Service Presse

Contemporain, Romance

Depuis quelques jours, j’ai l’impression d’être dans le premier wagon d’une montagne russe. Je passe d’un sommet d’où je peux admirer un avenir lumineux à une chute vertigineuse dans les tréfonds sombres et glacés du deuil. Comment un cœur peut-il supporter autant d’émotions si contradictoires en aussi peu de temps ? [Standing Ovation, Lyn Amélia Lewis]

Hey !

Cette semaine, je viens exceptionnellement vous présenter une nouvelle chronique, qui porte cette fois sur Standing Ovation, le nouveau bébé de Lyn Amélia Lewis. Il sortira en autoédition le 09 juillet et je ne peux que vous conseiller de le précommander !

En quelques mots, Standing Ovation, c’est une immersion dans un monde mêlant musique et télévision, talent et apparences, amitiés et trahisons.

À défaut de les regarder, vous connaissez au moins les émissions de chant qui passent à la télévision, et notamment celle où des amateurs viennent faire écouter leur voix à des coachs en espérant que l’un d’eux se retourne… Eh bien, l’émission Standing Ovation repose sur le même principe, sauf que les auditions ne se font pas à l’aveugle et que les coachs doivent se lever, et non pas se retourner. Lorsqu’Hazel participe aux auditions, elle a bien conscience que c’est une chance incroyable qui s’offre à elle. Et chose encore plus folle : trois des quatre coachs se lèvent pour elle, sous les acclamations du public présent dans la salle.

C’est alors que débute l’aventure pour Hazel, qui choisit l’équipe de Zeal, bouleversée par son regard intense et ses propos emplis de sincérité. Malheureusement, cette jeune femme a la voix bouleversante ne réalise pas encore à quel point son talent ne lui suffira pas pour remporter l’émission…

J’ai beaucoup aimé le personnage d’Hazel pour sa profondeur et sa différence. À travers son histoire, et ses difficultés à s’accepter, Lyn fait passer un très beau message : ce n’est pas parce qu’on a des formes qu’il faut les cacher ! La beauté se trouve dans chaque être humain, il faut juste apprendre à s’accepter. Hazel est une jeune femme blessée par les propos de ses camarades et qui exprime dans sa voix toutes les émotions qu’elle est incapable de dire avec de simples paroles : elle est là et elle compte bien le rester, plus question de se cacher ou de se laisser piétiner.

La description de toute cette émission musicale, de ses coulisses et ses mauvais côtés, de ses moments d’angoisse et d’euphorie face au public… Tout est parfaitement décrit, permettant au lecteur de s’immerger entièrement dedans.

Et, je dois l’avouer, la playlist créée par l’auteure est un atout indéniable. D’autant plus qu’elle donne la forme ! Le seul élément qui m’a un peu dérangé, ce sont les ellipses. Je comprends parfaitement pourquoi elles sont là, mais en fait, j’aurais aimé avoir chaque détail de l’émission (ce qui aurait fait un sacré pavé on ne va pas se mentir) !

La plume de Lyn m’a une nouvelle fois séduite. C’est dingue cette façon qu’elle a de happer le lecteur en quelques pages et de le plonger dans l’intrigue. L’histoire est très addictive grâce à l’écriture de l’auteure et à la taille des chapitres. Le fait qu’ils soient plutôt courts mais nombreux donnent un rythme effréné de lecture (un peu comme Hazel dans Standing Ovation). J’étais toujours en train de vouloir en lire un autre…

Ce qui m’a toutefois moins plu dans ce roman, c’est le fait que le personnage de Zeal n’est pas vraiment approfondi : peut-être que des chapitres de son point de vue auraient pu atténuer cette impression ? En tout cas, je pense qu’à la fin, le lecteur n’a pas eu le temps d’apprendre à le connaître, et ne s’est donc pas attaché à lui… Et cela impacte la romance. Plutôt en arrière-plan, elle est agréable à lire et se mêle parfaitement avec l’univers musical qui est créé. Mais, j’ai trouvé dommage qu’elle ne soit pas plus développée, même si Zeal semble très sexy !

En dépit de ces points plus mitigés, ce fut une lecture très prenante, parfaite pour l’été, à laquelle je donne un 3,75/5 (pareil que pour Tell Me Never). J’ai même été plutôt frustrée à la fin, de ne pas pouvoir connaître la suite de l’histoire d’Hazel et Zeal. Moi, ce que je peux vous dire c’est que si Lyn écrit un jour une suite, je veux la lire !

Voili voilou, ça sera tout pour aujourd’hui. Si vous recherchez une lecture musicale pour lire allongé sur un transat au bord de la piscine, ou sur la serviette à la plage, n’hésitez pas : Standing Ovation sort début juillet !

Je vous fais des bisous.

Cha ! 😉

Arte Corpus : Noah et Tori (T.1) – Jenny Rose

Romance

Je perds tous mes repères, avec toi. J’ai l’impression d’être un empoté à qui l’on aurait confié un trésor, mais qui ne sait pas s’il veut le mettre à l’abri dans sa poche ou s’en débarrasser… de peur d’en être indigne. [Arte Corpus : Noah et Tori t. 1, Jenny Rose]

Hi everyone !

La chronique de cette semaine porte sur le premier tome d’Arte Corpus de Jenny Rose, publié chez Plumes du Web. Alors Arte Corpus est une saga de quatre tomes qui racontent deux histoires : les deux premiers volumes sont en effet dédiés à la romance entre Noah et Tori, et les deux suivants à celle d’Angel et Raph. Plumes du Web étant l’une de mes maisons d’édition préférée, je voulais donner une chance à cette saga, d’autant plus que Sam (@my_tagada) en a beaucoup parlé cet hiver. En revanche, j’avais peur que l’histoire de Noah et Tori ne me plaise pas vraiment, le synopsis m’intriguant bien moins que pour Angel et Raph.

Résultat des courses, j’avais en partie raison : je ne dirais pas que ce premier tome est une déception car dans l’ensemble, ce fut réellement une lecture très agréable et prenante. Mais ça s’arrête là.

Un soir j’étais plutôt fatiguée alors que je parlais de ma lecture et lorsqu’on m’a demandé de quoi ça parle, j’ai répondu : « C’est une romance entre une tatoueuse au passé amoureux très compliqué et un psychiatre gentleman qui s’avère également cacher de douloureux secrets ». Je pense que ça résume assez bien l’histoire, même si c’est évidemment plus profond que ça.

En fait, je dirais que mon avis mitigé s’explique par le fait que j’ai un peu de mal avec la romance en elle-même : trop rapide et un peu forcée.  Je n’adhère pas trop non plus au personnage de Noah… Il répond parfaitement aux critères du gentleman parfait sous tout rapport mais avec un passé trouble et cumule les stéréotypes. Par contre, je me suis énormément attachée à Tori, je me suis aussi un peu reconnue en elle. Tori est le reflet de toutes ces filles qui ont souffert en amour, qui ont peur d’aimer et qui sont angoissées à l’idée de voir leurs craintes tout gâcher sans même pouvoir s’en empêcher.

J’apprécie également beaucoup les personnages secondaires : Raph, Alex, Andy et Angel (ça fait beaucoup de prénoms en « A » je me rends compte !). D’ailleurs, à la fin de ce tome on commence même à avoir un aperçu de la relation Raph / Angel, et ça me confirme dans l’idée que je vais adorer leur romance. Parce que s’il y a eu de nombreux aspects qui m’ont chiffonnée, j’ai cependant accroché à la plume de Jenny Rose. Elle est simple, fluide, sans prise de tête et même touchante.

Parce qu’à travers les mots de Tori, l’auteure a su me bouleverser de l’intérieur en mettant mes émotions sens dessus-dessous.

Dans l’ensemble je dirais que c’est une lecture assez addictive, pas forcément très surprenante cependant. La fin était très prévisible, et ce dès le début du roman. Les émotions montent crescendo et les derniers chapitres sont vraiment intéressants ce qui fait que je mets un 3/5 à ce 1er tome. Je m’achèterais évidemment la suite, je suis très curieuse de découvrir ce que nous réserve la suite, même si je ne m’attends pas à aimer le tome 2 plus que le 1. Ce qui est sûr, c’est que je compte me prendre aussi les tomes 3 et 4 sur Raph et Angel, et pour le coup, j’en attends beaucoup !

Et vous, connaissez-vous Arte Corpus ? Qu’en avez-vous pensé ?

Cha ! 😉

PS : les dessins que vous voyez sur la photo sont la propriété de notre talentueuse amie @akeza666 que vous pouvez retrouver sur instagram. ^^

Je t’attendrai de l’autre côté du lac – Julie Bradfer

Contemporain, Romance

J’ai un trou noir dans la poitrine.
Parfois, quand j’essaie de mettre des mots sur la douleur, de l’expliquer, c’est la seule métaphore qui me vient. Celle du trou noir. Parce qu’elle décrit parfaitement la sensation que j’éprouve dans ces moments-là. Le néant. L’impression d’air qui entre dans mes poumons sans aucune intention d’en sortir. J’inspire sans possibilité d’expirer, le vide à l’intérieur de moi attirant l’oxygène sans vouloir ensuite le repousser. Alors mes poumons se gorgent d’angoisse et de détresse, amplifiant la crise. C’est comme si je respirais à l’envers, comme si la gravité était inversée. Comme si la douleur appelait toujours plus de douleur. Et je ne peux pas y échapper.

Hello tout le monde !

Aujourd’hui, cette chronique tant attendue sera un peu particulière, car écrite à quatre mains. ^^

Et ce n’est pas pour rien car on vient vous dévoiler notre dernier coup de cœur commun : Je t’attendrai de l’autre côté du lac de Julie Bradfer publié aux éditions Nisha et caetera.

Pour ceux qui n’en auraient pas entendu parler c’est l’histoire de June, ou plutôt de ce qui reste de son cœur après la mort de sa meilleure amie. C’est aussi l’histoire de sa rencontre avec le mystérieux voisin de l’autre côté du lac : Asher. La rencontre de deux âmes brisées, qui ont abandonné leurs passions et qui ensemble vont se reconstruire. Quoi de mieux pour cela qu’une ville perdue aux confins du Canada, dans un cadre idyllique ?

Par quoi commencer pour vous parler de cette merveilleuse histoire ? Il y aurait tant à vous dire !

Ce roman est d’une beauté exceptionnelle et m’a touché en plein cœur. Ses personnages, leurs histoires, sont juste bouleversants ! J’ai su que ce livre aurait une place singulière dans mon cœur dès les premières pages, avant même de l’avoir terminé. Ce qui m’a chamboulée c’est également les sujets abordés, qui sont durs et profondément humains, et vous le savez il s’agit de l’aspect qui m’attire toujours dans un roman, les histoires tristes et émouvantes. Et la passion d’Asher, la photographie, la recherche de l’instant, celui qui nous émeut et que l’on veut garder en souvenir. (Gaby)

« S’il devait figer cette instant sur une photo, il ne sait pas à quoi elle ressemblerait.

Un feu d’artifice aux couleurs éclatantes.

Une pluie d’étoiles filantes dans un ciel sans lune.

Un arc-en-ciel au sommet d’une montagne enneigée.

Un coucher de soleil sur une vallée.

Un tsunami d’espoir dans un océan agité.

Peut-être tout ça en même temps.

Quoi que ce ne serait probablement jamais assez, pour arriver à décrire tout ce qu’il ressent. »

[Je t’attendrai de l’autre côté du lac, p. 306]

Personnellement, je me suis surtout tellement reconnue en June que j’avais presque l’impression de voir le reflet de ma propre vie. Sa passion pour le piano et son habitude de taper les touches, son besoin irrépressible de le faire… c’est ce que je ressens pour l’écriture. Tout comme les notes jouent un air dans sa tête, les mots défilent dans la mienne. La relation qu’elle a avec Asher et l’impression qu’il dit et fait toujours ce dont elle a besoin quand ça ne va pas ont fait écho à ce que je ressens avec mon copain. De même que cette tristesse à la suite de la perte d’un être cher, cette difficulté à continuer de vivre… Vraiment, je me suis retrouvée dans ce livre. Ou peut-être que je me suis simplement trouvée, car j’ignorais à quel point l’écriture était importante pour moi avant de réaliser ce parallèle avec June. (Cha)

Pour l’une comme pour l’autre, la manière dont Julie Bradfer décrit les sentiments à la mort de Sara est d’une justesse indéfinissable. Le tour de force qu’elle a su réaliser, c’est de parler de la mort de Sara tout au long du roman sans jamais donner les raisons précises de celle-ci. La douleur de ceux qui restent nous prend aux tripes et crée un lien puissant entre le lecteur et June.

Ce qui fait que ce roman est un coup de cœur pour nous deux, c’est qu’au fond, la plume de Julie Bradfer est réelle, sans fioriture aucune, juste des mots qui expriment la vie. Et on a hâte de découvrir d’autres de ces romans pour retrouver cette justesse et cette simplicité.

Et bien évidemment, comme pour toute nos chroniques on doit bien lui attribuer une note et celle-ci est sans trop de surprise 4,75/5.

Cha & Gabriela.

La calanque de l’aviateur – Annabelle Combes

Contemporain

C’est un moment pur, de ces moments qu’on oublie de retenir et qui disent que vous êtes en train de grandir, d’attraper l’essence de la terre, l’essence de l’humanité : celle qu’elle lit dans le regard de Serge lorsqu’il écoute sa berline ronronner et incline la tête pour l’encourager. [La calanque de l’aviateur, p. 93]

Coucou mes petits chats !

Aujourd’hui je viens vous parler de ma toute dernière lecture : La Calanque de l’Aviateur, écrit par Annabelle Combes et publié aux éditions Pocket. Une lecture qui mérite amplement un 4/5.

Cette lecture m’a fait voyager à travers de très nombreuses émotions. Au début, j’étais très intriguée par l’histoire mais surtout par la plume d’Annabelle Combes, parce que ce roman n’est pas écrit comme tous les autres, parce que ses phrases possèdent un charme et une poésie bien à elles. Alors oui, l’écriture peut surprendre et rebuter certains lecteurs mais je vous garantis qu’il faut persévérer. Parce qu’une fois qu’on a pris possession de cette plume si singulière on ne peut que succomber face aux mots de l’auteure, face à l’histoire de ce frère et cette sœur brisés par les drames de la vie.

Ce livre je l’ai choisi un peu par hasard, il était rangé parmi tant d’autres et quand j’ai vu son titre je n’ai pas pu m’empêcher de lire le résumé. Ce dernier et la couverture, aux couleurs si douces, ont fini de me convaincre ! Et le voilà maintenant trônant fièrement dans ma petite bibliothèque au milieu de mes autres trésors.

Mais quelle est donc cette histoire qui m’a tant touchée ?

C’est l’histoire de Leena et de Jeep avec deux e pour chacun d’eux (et ce n’est pas sans raison), c’est l’histoire de cette sœur et de ce frère séparés par les événements de la vie, par la mort de celui qu’ils nomment le décortiqueur… Mais cette histoire, c’est bien plus que cela encore.

Leena décide de partir découvrir son bout du monde, cet endroit qui se situe quelque part dans le Cotentin, le plus à l’Ouest… C’est là-bas qu’elle va racheter une vieille mercerie qu’elle va transformer pour en faire un cocon de douceur et bienveillance, un lieu où l’on se sent bien et dans lequel on peut venir flâner et se ressourcer : une librairie, mais pas une classique, non, une librairie qui lui ressemble, savant mélange de silence et de poésie. Doucement, elle va faire son nid dans ce village qu’elle a adoptée et qui a son tour l’adoptera, elle, « la fille qui ne marche pas droit ». C’est également là-bas qu’elle fera la rencontre d’Hugo, l’homme aux milles avions, celui qui inspirera La Calanque de l’Aviateur et de tant d’autres belles âmes.

Et il y a Jeep, ce frère qui s’est enfuit de l’autre côté de l’Atlantique pour mener sa quête, pour découvrir son histoire, celui qui tente de se reconstruire après tout ce qu’il y a eu… Jeep, celui qui tente de remonter le fil de la vie de sa défunte mère, de celle qui les as quittés bien trop tôt sans un mot et qui par la même occasion plongera dans les méandres de la vie du décortiqueur, qui réassemblera le puzzle de leur amour.

Chacun de leur côté, chacun à leur manière tenteront de recréer ce lien si précieux et si infime qui les lie : leur fraternité.

Lire ces deux histoires entremêlés, découvrir leurs douleurs et souffrances, puis, les voir se reconstruire, lentement mais surement, et se retrouver m’a émue aux larmes. Je ne pouvais plus lâcher ce roman, je devais continuer jusqu’à savoir, j’en avais un besoin profond.

Vous l’avez compris, ce fut une très belle découverte, un voyage poétique qui m’a mené aux confins du monde pour comprendre leurs vécus. Ce roman est une ode aux mots, et possède un charme indicible.

« Et là, elle se tient devant Orpère, aux confins de la terre, là où nait la mer, là où s’enfantent les vents et les marées, les courants et les écumes, là où s’élabore le désespoir, où se réinventent les ailleurs, où s’ouvre l’autre vie, celle qui rend l’avant vierge, intact, en apesanteur.

Et là, elle met au monde

La Calanque de l’Aviateur

sa maison des phrases. »

[La calanque de l’aviateur, p.129]

Et vous, connaissez-vous La Calanque de l’Aviateur ? L’avez-vous lu ?

_Gabriela_

Blue Belle et les larmes empoisonnées (T.1) – Océane Ghanem

Fantastique/Surréalisme

–          Je ne te donnerai pas mon prince. Jamais.
Une larme roula sur la joue de Lysander, traça les contours tranchants de ses pommettes rosies, suivit la courbe de ses lèvres entrouvertes par un choc émerveillé qui en disant long sur les sentiments qu’il éprouvait pour Blue.
Sa nephilim.
[Blue Belle et les larmes empoisonnées, Océane Ghanem]

Coucou tout le monde !

Je suis ravie de vous annoncer mon retour définitif. 😊 (Encore désolé pour cette période d’absence, j’avais vraiment trop à gérer…) En plus de la joie de reprendre mes chroniques, je suis heureuse de venir vous parler de mon dernier coup de cœur en date : Blue Belle et les larmes empoisonnées, le 1er tome d’une trilogie écrite par Océane Ghanem et publiée chez Plumes du Web.

Blue Belle est une romance fantastique, mettant en scène des anges et des néphilims aux dons et aux facultés extraordinaires. Parmi eux, la fameuse Blue qui a donné son nom à la trilogie, néphilim rejetée des siens pour la couleur de ses cheveux, l’étrangeté de ses yeux et, surtout, l’absence handicapante de ses ailes. Sans oublier la présence des voix qui ont fait de son enfance un cauchemar… À ses côtés ? Lysander Priam d’Arabelle, plus communément appelé le Prince des Cieux, ou le tueur de néphilims : celui qui est condamné à prendre un pouvoir qu’il ne veut pas, au risque de voir s’effondrer le monde qu’il a toujours connu.

Entre destin, prophétie et lutte du bien contre le mal, Blue et Lysander ne sont pas au bout de leurs surprises.

Il ne s’agit pas du premier roman d’Océane Ghanem que je lis, et ce ne sera pas le dernier je puis vous l’assurer. Lors des promotions Plumes du Web l’hiver dernier, j’ai craqué pour le tome 1 en e-book. Si jusqu’à présent il stagnait dans la bibliothèque de ma liseuse, je ne regrette absolument pas de l’y avoir sorti.

Je ne m’attendais pas à accrocher autant à cette histoire peuplée d’éléments qui m’auraient en temps normal déplus. Et pourtant, Blue Belle a su s’insinuer dans ma tête, jusqu’à ce que je ne puisse plus m’en passer…

Ma relation avec les personnages est assez paradoxale : je les aime et les déteste à la fois. Ils me rendent complètement dingues parce qu’ils sont humains, réels, parfois injustes les uns envers les autres mais en même temps tous liés par une cause commune. Ce sont des personnages torturés et un mélange parfait de force et de fragilité. Quand je parle de personnages, comprenez-bien que je ne décris pas uniquement les principaux mais également tous les secondaires. Ceux qui m’ont le plus touchés sont Red par sa force et sa loyauté, et Black, pour son sens du sacrifice… Cet homme est détruit de l’intérieur et prêt à tout pour s’assurer que les événements aillent dans le sens du destin. Alors certes, ce ne sont pas forcément de « bonnes » actions, et oui, elles peuvent avoir des conséquences désastreuses sur les gens qu’il aime… mais si elles sont nécessaires pour que l’avenir soit meilleur, il fera en sorte qu’elles aient lieux.

En qui concerne la relation entre Blue et Lysander, c’est l’un des aspects qui aurait tout à fait pu me rebuter : une romance rapide et des personnages un chouilla trop stéréotypés. Le côté martyre de Blue m’énerve déjà et la possessivité de Lysander promet des étincelles au cours des deux tomes suivants. Et pourtant, pourtant, j’ai dévoré ce premier tome, accroché à leur histoire, serré les dents et espéré avec eux.

Il est son prince, elle est sa néphilim… Ensemble ils ne font qu’un.

L’intrigue répond à un schéma basique et se veut parfois prévisible mais tout est tellement bien mené, tellement bien écrit que le lecteur ne peut qu’en être surpris à de nombreuses reprises. Je n’ai pas vu venir grand nombre des révélations et des rebondissements ! La plume d’Océane est envoûtante, enchanteresse sans être lourde. Elle efface à mon sens tous les éléments négatifs de ce premier tome.

En d’autres termes, Blue Belle et les larmes empoisonnées a su me surprendre et me déclencher un coup de cœur impromptu, raison pour laquelle je lui mets un 4,5/5 ! Vivement que je puisse lire la suite !

Et vous, avez-vous lu Blue Belle ? Connaissez-vous Océane Ghanem ?

Cha ! 😉

La libraire de la place aux herbes – Eric de Kermel

Contemporain

Prendre le temps de lire n’est pas seulement tourner page après page, mais prendre le temps des mots. Le temps de s’arrêter, de mâcher les mots comme l’herbe folle que l’on ramasse en balade et que l’on porte à sa bouche. [La libraire de la place aux herbes, p.39]

Coucou tout le monde !

En ce vendredi ensoleillé, je viens vous parler d’une de mes dernières lectures du moment : La libraire de la place aux herbes de Eric de Kermel publié aux éditions J’ai lu.

Ce livre a été une très belle découverte pour moi. Je me suis tout de suite laissée happée par la vie de notre très chère libraire : Nathalie. Mais qui est-elle me direz-vous ? Eh bien, il y a tant de mots qui pourraient la décrire mais ce qui m’a le plus marquée c’est son caractère, sa façon d’être. Nathalie, c’est une femme, une professeure de lettres qui un jour ressent le besoin viscéral de changer de vie. Alors, quand elle passe devant la librairie de la place aux herbes à Uzès et qu’elle aperçoit le panneau à vendre, elle se dit pourquoi pas… Après tout les livres elle les aimes ! Rapidement, Nathalie et son mari emménagent à Uzès et s’acclimatent à une vie bien différente de celle qu’ils avaient à Paris.

Au fil des pages, Nathalie se dévoile et nous laisse pénétrer dans son monde remplie de livres et de rencontres.

On découvre plusieurs personnages chacun leur tour, et ils vont tous apporter leur pierre à l’édifice. Cette manière d’écrire est particulière toutefois c’est ce qui fait le charme de ce roman. Je peux bien entendu comprendre que ça ne plaise pas à tous mais pour moi ça a été une jolie surprise.

Cette lecture me laisse un gout doux et sucré, l’histoire ne m’a pas marquée plus que cela, je l’oublierai probablement assez facilement mais je garderai toujours en mémoire la douceur et les émotions que j’ai ressentis en lisant ces mots. Je me souviendrai toujours de cet amour du partage et des échanges qui ont accompagnés les rencontres entre Nathalie et ses clients, de la facilité avec laquelle elle a aidé et apporté à chacun d’eux et comment ils ont également enrichie sa vie.

En résumé, une petite lecture feel-good et revigorante qui permet de passer de très agréables heures posé dans son fauteuil préféré, une tasse de thé à la main avec en fond sonore le doux gazouillis des oiseaux. Ça sera pour moi un beau 4/5 et j’espère que cet avis vous donnera envie de vous laisser vous aussi tenter par ce roman.  

Et vous, l’avez-vous lu ?

_Gabriela_

Les amants de l’été 44 (T.1) – Karine Lebert

Historique, Romance

Je l’ai interrompu, stupéfaite. Je connais si peu de choses sur lui et cela m’effraye. Est-ce normal et même souhaitable d’épouser quelqu’un dont on ignore presque tout ? Pis encore, de tout quitter pour lui et un pays inconnu ? [Les amants de l’été 44 (T.1), p.192]

Hello mes petits loulou !

Aujourd’hui je reviens vous parler d’une romance historique, comme c’est étonnant ! x)

Il s’agit du premier tome de la duologie Les amants de l’été 44 écrit par Karine Lebert et publié aux éditions Pocket. Contrairement à ce que j’avais espéré je n’ai pas du tout accroché à ce livre, je vais, je pense lire le tome 2 (mais seulement si je peux l’emprunter à la médiathèque) pour une seule raison : avoir le fin mot de l’histoire.

En effet, ce roman possède tout pour me plaire. Une histoire d’amour entre deux jeunes gens, Philippine et Ethan, le cadre spatio-temporel, en Normandie à la fin de la seconde guerre mondiale et un sombre secret de famille qui ne demande qu’à être dévoilée. Oui en théorie, il devait me plaire mais ce ne fut malheureusement pas le cas. La plume de Karine Lebert était pour moi trop fade et sans saveur, je n’ai pas réussi à ressentir les émotions qu’elle voulait faire passer… Les personnages m’ont été indifférents, je n’ai tout simplement pas accroché. Il m’a manqué l’étincelle pour me plonger dans le roman !

On suit dans un premier temps la vie de Gemma, jeune femme vivant dans les années 2000 à New-York avec une situation stable même si des tensions existent dans ses relations familiales. Puis au décès prématuré de sa mère, elle découvre un pan de son histoire familial enfoui et inconnu… sa grand-mère maternelle était une française. Et de l’autre côté, Philippine, jeune normande qui a vécu les affres de la guerre et subit l’occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale. On découvre son histoire, qui débute au moment du débarquement, qui tombe sous le charme d’un GI’s américain et deviendra une war bride. Le lien entre ces deux femmes ? Lauren, fille de Philippine et mère de Gemma. La grande question ? Qu’est-il arrivé ? Pourquoi Lauren ne connaissait-elle pas sa mère ? Toute une aura de mystère se met en place autour de cette intrigue et je dois avouer que c’est pour cela que je veux lire le tome 2, j’ai besoin de savoir même si ce roman ne m’attire pas plus que cela. Je suis bien trop curieuse pour abandonner et ne pas chercher à comprendre, surtout que pour le coup, l’intrigue est originale et change de ce que l’on peut lire.

Mais voilà, même si je reconnais des qualités à ce roman, il y a un point qui m’a dérangée, et très fortement, je pense qu’il a énormément participé à cette impression « d’être à côté de la plaque », c’est que l’auteure utilise deux temps différents pour écrire. La partie concernant Gemma est au passé et celle parlant de Philippine au présent. Alors habituellement je n’ai rien contre la manière d’écrire mais mélanger les deux m’a perturbée. En fait, à chaque chapitre, je devais me forcer à me replonger dans l’histoire et c’est usant, j’aime quand c’est fluide et que ça suit. Que ça aborde deux époques différentes, il n’y a aucun soucis, mais alors tout au passé ou tout au présent, pas les deux.

Je me doute que c’est dernier point est un ressenti très personnel toutefois je voulais en parler. J’attribue donc la petite note de 3/5 à ce premier tome et j’espère de tout cœur que le deuxième tome me plaira plus.

Et vous, l’avez-lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

_Gabriela_